Anne et Alexandra sont les créatrices d’une nouvelle collection de livres pour enfants dédiée à l’expatriation. Personnellement j’adore le nom de cette dernière qui vous parlera surement « Globe-Trotteurs, même pas peur !» ou comment partir en expatriation et se réjouir de l’aventure d’une vie à l’étranger ! Elles ont récemment sorti en autoédition le tome 1 de cette série juste fantastique. J’ai d’ailleurs eu l’immense honneur de réaliser la préface de ce premier opus intitulé « C’est parti, on déménage » et voilà aussi Les Petits Expats partenaire de ces albums jeunesse !  
Et parce que derrière chaque création il y a généralement une belle aventure humaine et un projet professionnel, il n’en fallait pas plus pour que je pose quelques questions à ces 2 femmes expatriées très talentueuses ! Allez hop c’est parti, on parle emploicarrière professionnelle en expatriationépanouissement professionnel du conjoint suiveur, et vie pro à l’étranger ! 

On fait connaissance avec elles ?

Anne: maman de 2 enfants de moins de 8 ans multi-expatriée depuis 1986 
Ses pays d’expatriation : l’URSS, la Belgique, le Japon, l’Angleterre et la Chine actuellement.  
Son parcours professionnel : titulaire d’un master en biologie et d’un master 2 en économie agricole, elle réalise sa thèse sur le management de la recherche et de l’innovation et travaille successivement dans des univers différents (management, développement durable, financement des start-up innovantes) comme salariée, en freelance ou bénévolement. 

Son projet professionnel en expatriation : des missions de conseils et la collection d’albums jeunesse « Globe-trotteurs, même pas peur !». 

Alexandra : graphiste illustratrice, en couple. 
Ses pays d’expatriation ou de voyage plutôt : le Canada, les USA, le Sri Lanka. 
Son parcours professionnel : d’abord webdesigner 2D / 3D, puis responsable graphique, elle ajoute à ses compétences professionnelles grâce à un certificat supérieur le motion design et développe également l’illustration. Elle devient « jeune expatriée » et « nomade » depuis 2013, année durant laquelle elle a posé 6 ans durant ses valises au Canada. Elle y travaille en tant que salariée mais aussi freelance. Depuis 2019, elle s’est installée avec son cher et tendre dans le pays d’origine de ce dernier : le Sri Lanka  
Son projet professionnel en expatriation : elle exerce à temps plein en tant que graphiste et illustratrice freelance notamment pour les livres de la collection « Globe-trotteurs, même pas peur !» 

1/ Anne, tu es femme d’expatrié et « conjoint suiveur », comment as-tu vécu l’annonce de la mobilité professionnelle de ton mari vis-à-vis du futur de ta parcours professionnel ?

Pour la première expatriation, ce n’était pas une surprise, mais un choix de vie que nous avions déjà discuté. Mon mari ayant déjà passé un an au Japon avant notre mariage. L’annonce du départ en expatriation et pour le Japon a été une excellente nouvelle car j’étais en plein dans ma thèse (tout en travaillant en même temps). Mon travail de terrain était déjà fait et il me restait l’analyse et la rédaction du document. Ce break professionnel me permettait de dégager du temps pour terminer ce travail universitaire. La deuxième année d’expatriation, j’avais soutenu ma thèse, j’étais libre de profiter de Tokyo et de mettre en route un petit bébé. J’ai ensuite retrouvé mon parcours professionnel et mon poste où j’avais pris une disponibilité, et j’y ai retrouvé un emploi dans la continuité de ma carrière en lien avec mon nouveau diplôme. Je n’ai donc pas senti cette première expatriation en couple comme quelque chose de pénalisant, même si en deux ans, mon réseau professionnel avait diminué… 
Pour l’expatriation qui a suivi et toutes les autres, c’était une volonté commune de repartir. Je voulais améliorer mon anglais et ouvrir mon horizon professionnel, aussi l’Angleterre était une destination parfaite. Je n’ai finalement cherché un emploi seulement la seconde année de notre arrivée en Angleterre (après la naissance de notre deuxième bébé). J’ai trouvé très facilement un poste intéressant. Cela m’a donc conforté dans le fait de voir l’expatriation comme une opportunité et un tremplin professionnel. Mais au bout de 9 mois environ, j’ai entamé un coaching carrière et projet professionnel pour savoir où j’allais véritablement. J’avais remarqué que je me lassais très vite de mes fonctions dans chaque emploi, quels que soient le challenge et le pays d’expatriation. C’est lors de ce coaching que l’idée d’écrire est réapparue (j’écris depuis toujours en pointillé). Côté professionnel, j’ai demandé à passer en temps partiel pour consacrer du temps à l’écriture. Ironie du sort, lorsque ma demande a été validée, mon mari m’a annoncé que son entreprise lui offrait un poste en Chine. C’était un signe du destin, j’avais 3 années devant moi pour me consacrer à l’écriture et voir ce que je pouvais en faire, sans avoir de pression financière. J’ai sauté sur l’occasion !  
L’expatriation a donc à chaque fois été pour moi une opportunité du point de vue carrière et projet professionnel, même s’il faut avouer que mon réseau pro est devenu malheureusement très maigre aujourd’hui… 
C’est plutôt le retour qui me fait peur maintenant… J’ai vu tellement d’autres choses que je redoute le retour au travail salarié à Paris (mon congé se termine dans deux ans). Il faudra que je me réinvente pour assembler toutes ces pièces du puzzle que j’ai acquises en une carrière adaptée au nouveau moi de 40 ans… 

2/ Alexandra, comment décide-t-on un jour de changer de pays, devenir travailleur nomade (digital nomade), bref de de mettre les voiles ? Beaucoup en rêve, mais peu le font … ? Es-tu partie avec un projet en tête, avais-tu trouvé un emploi avant ton départ ?

J’ai pris 2 fois cette décision et les 2 fois ont été complètement différentes. L’idée de partir au Canada me trottait dans la tête dès mes premières années en tant que salariée. En plus, des jeunes qui partent vivre une expérience à l’étranger… C’était une tendance en plein « boom » à l’époque. Après avoir écouté plusieurs témoignages passionnants, je me suis dit que je devais me lancer et oser. J’ai commencé par déposer un dossier PVT (Passeport Vacances Travail) qui m’a été refusé (trop de demandes + manque de chance…). Malgré ce petit coup dur, la vie a fait en sorte de m’offrir une seconde chance, c’est après un licenciement économique que j’ai développé mon activité freelance et je suis partie ainsi avec ce nouveau projet professionnel et cette carrière nomade. La perte de mon emploi a créé finalement une dynamique.
Pour le Sri-Lanka, c’est complètement différent puisque c’est par amour que j’ai quitté la France pour la seconde fois et ainsi construire ma vie de couple (plus tard ma vie de famille) dans ce pays. Plus qu’une expatriation c’est une immigration, comme toi Emilie ! Et avec mon activité, mon emploi me suit partout wink (comme toi avec la rédaction web). 

3/ Souvent les femmes d’expatriés se demandent ce qu’elles vont bien pourvoir faire en expatriation …Anne, es-tu partie la première fois avec un nouveau projet professionnel ou une exportation de tes compétences ? Ou voulais-tu faire un break et profiter ?

Et toi Alexandra, comment-as-tu trouvé du travail au Canada ? Es-tu partie en ayant déjà passé un entretien à distance ?

Pour ma première expatriation, la question ne s’est pas vraiment posée. Je terminais ma thèse, je savais donc que mes journées allaient être bien remplies. Une fois la thèse soutenue, j’ai entamé des démarches pour faire un postdoc en management de l’innovation à l’université de Tokyo. Cela ne s’est pas fait et cela m’a finalement permis de faire un break bien mérité. Donc carrière en stand by et projet professionnel aussi. 

Avant de partir oui, j’avais tenté de trouver un emploi rapidement à distance mais sans succès. En même temps, j’avais déjà quelques clients en France en tant que freelance qui, même avec l’annonce du départ, acceptaient de continuer à faire appel à mes services. Je partais avec mes compétences et mes clients et mon projet professionnel me suivait.

4/ Et aujourd’hui qu’en est-il de votre carrière et de votre projet professionnel puisque vous êtes toutes les deux en expatriation ?

Etes-vous chacune à votre compte avec une entreprise et carrière nomade ou salariée d’une entreprise française ou d’une société dans votre pays d’expatriation ?

Je suis en disponibilité de mon employeur en France. Aujourd’hui, j’ai deux activités principales – outre suivre l’éducation des enfants qui est plus compliquée en expatriation qu’en France du fait des multiples possibilités (mais c’est une autre histoire…). Pendant cette expatriation, ma première activité c’est « Globe-trotteurs, même pas peur ! ». Grâce à Alex, j’ai pu concrétiser mon idée et le transformer en projet professionnel en expatriation. Je le fais vivre, sans encore de véritable rentrées d’argent. A côté de cela, je travaille en freelance comme consultante en innovation pour des start-ups françaises. J’ai un statut de micro-entrepreneur en France et les factures de conseil me permettent d’investir dans « Globe-trotteurs, même pas peur ! ». J’ai donc un double projet professionnel pour cette expatriation smile.

Je suis à mon compte en freelance depuis la fin de mes études. J’ai alterné entre le statut de freelance et de salarié au cours des années, ce qui m’a permis de me construire un portefeuille clients et de faciliter la transition en tant pour devenir indépendante à temps plein.
J’ai la chance d’avoir un projet professionnel et un métier qui me permettent de travailler à distance, c’est comme cela que j’ai pu partir sans le souci financier et avec la liberté de voyager dans tout le Québec, les États-Unis (Floride) ! C’est le top pour vivre l’expatriation !

5/ Mais alors comment est née l’idée de cette série de livres « Globe-Trotteurs même pas peur » ? C’est toi Anne qui est à l’origine du projet et cherchais un talent complémentaire pour aller plus loin dans la création de ces livres ?

Et Alexandra pourquoi avoir accepté ?

Lorsque nous sommes partis d’Angleterre, il fallait expliquer à mes garçons que nous allions déménager en Chine, notre nouvelle destination d’expatriation. Je trouve que les livres sont un outil formidable pour dialoguer avec les enfants. J’ai donc cherché un livre qui m’aide à parler de ce changement avec eux. J’ai commandé « Ulysse Petit Expat », mais le livre s’est perdu. J’ai donc décidé d’écrire le livre moi-même pour expliquer les choses à mes enfants. Je dessine affreusement mal, je ne m’étais donc même pas risquée à faire des croquis. Mes enfants ont été courageux, car l’histoire était plus dense et sans image 😊 ! C’est lorsque j’ai décidé de faire de cette histoire un véritable projet professionnel que j’ai recherché une personne capable de faire des illustrations. 

J’ai tout de suite dit oui pour plusieurs raisons : au moment où elle m’a proposé son projet j’avais déjà eu l’opportunité de travailler sur un livre jeunesse avec une autre auteure, une première réelle expérience dans l’illustration jeunesse et de travail en binôme qui m’avait vraiment plu. Je me suis sentie progresser et m’épanouir dans un domaine qui me passionne, donc forcément il fallait trouver d’autres projets qui me nourrissent dans ce sens.
La deuxième raison est que j’étais en partance pour m’installer au Sri Lanka. C’est vraiment en tant que future expatriée que son projet m’a séduite ; il s’agissait pour moi d’une première entrée dans cet univers de l’expatriation.

6/ Comment vous êtes-vous rencontrées ? Vous êtes sur le même continent mais pas le même pays, ni la même ville… ? Etiez-vous déjà copine avant ce projet de livre ?

Arrivée à Shanghai, grâce à la magie de Wechat, j’ai été mise en relation avec des françaises habitant le voisinage, les « wonderful taitai » que je remercie dans ce premier volume. Je leur ai parlé de mon projet professionnel et elles ont réfléchi qui dans leur réseau pouvait être intéressé. Parmi elles, Céline avait une amie d’enfance illustratrice, Alexandra. Elle nous a mises en relation. J’ai proposé le projet à Alex par mail. Elle a accepté et depuis, nous avons passé le cap des appels Skype ! Bientôt, une rencontre en vrai ?  

En oui ! C’est grâce à Céline tout ça ! Car effectivement bien que toutes les deux en expatriation, on ne se connaissait pas du tout avant « Globe-trotteurs, même pas peur ! ». C’est la magie du réseautage ! De mon côté Céline m’avait briefé sur le projet d’Anne via Facebook et c’est par email que nous avons eu nos premiers échanges au sujet de son projet professionnel de livres pour enfants… 1 an 1/2 plus tard nous voici avec le Tome 1 entre les mains !

7/ Anne, quand on voit ton parcours, on se dit que l’on est assez loin de l’écriture et de l’édition.

Être auteur est un métier, t’es-tu formée en expatriation et si oui comment ? Dans le cas contraire, comment as-tu appréhender ce travail d’écriture ?

Oui je suis plutôt qualifiée de scientifique…Je ne me suis pas formée académiquement parlant. Mais je lis énormément depuis toujours. Et, comme beaucoup d’enfants, j’écrivais des petites histoires pour la famille. Sauf que je n’ai jamais arrêté, et que je gardais cela pour moi. Je n’avais jamais vraiment écrit pour les enfants, là c’est clairement venu avec la dizaine d’histoires quotidiennes que je lisais à mes enfants. Ils sont insatiables !   
J’aime m’asseoir devant un ordinateur, seule, une page blanche sur l’écran. Et j’écris, sans savoir ce qui va en sortir. L’histoire se construit petit à petit, sans moi presque. En revanche je relis énormément et retravaille chaque phrase a posteriori. La lecture à voix haute est pour moi le meilleur test. 

8/ Vivre de l’édition est aujourd’hui peu évident, est-ce un « vrai projet professionnel » ou une activité complémentaire en plus de votre emploi à chacune ?

Pensez-vous pouvoir un jour vivre en expatriation grâce à la vente de ces livres ?

Je suis en phase de test. C’est-à-dire que j’aimerais vraiment que cela devienne un « vrai projet professionnel » mais comme je doute beaucoup, je me laisse la possibilité que le projet ne marche pas, et donc de revenir à une carrière dans la droite ligne de mon parcours professionnel. Je ne veux avoir aucun regret et je me consacre sérieusement à « Globe-trotteurs, même pas peur ! » pour voir si c’est un virage à 180 degrés ou bien une belle parenthèse possible grâce à l’expatriation. 

Cela fait partie de mes objectifs : vivre un jour de mes illustrations (illustrations jeunesse et portraits personnalisés). Mais pour le moment c’est une activité complémentaire à mon travail d’indépendante. Je suis en freelance à la maison depuis de nombreuses années.
Et de pouvoir vivre des ventes de ces livres, OUI, j’aimerai vraiment ! Cela serait un aboutissement ainsi qu’une belle reconnaissance de tout l’investissement et l’énergie donnés.

9/ La spécificité de « Globe-Trotteurs, même pas peur ! » c’est qu’il ne s’agit pas d’éditer un seul livre mais plusieurs au sein d’une collection dédiée à l’enfant et l’expatriation. Pourquoi avoir choisi ce parti pris ? 

J’aime beaucoup les collections de livres (Balthazar étant ma favorite). Je trouve que l’enfant a un vrai plaisir à retrouver ses héros de volume en volume. Et pour l’adulte, c’est un moyen très efficace d’utiliser les livres, en choisissant celui qui se prête aux questionnements du moment, pour parler avec les enfants. En outre, il existe déjà « Ulysse Petit Expat » qui traite de l’expatriation des enfants et que j’ai beaucoup aimé. Mais je ne pense pas que j’aurais pu créer quelque chose de différent. J’aime « innover » et la collection dédiée à l’enfant en expatriation était un champ complètement libre. J’ai foncé ! 

10/ Pourquoi avoir choisi l’auto édition ? Avez-vous essayé d’approcher des maisons d’édition ou est-ce un vrai choix dès le départ ? Beaucoup d’expats se tourne vers l’auto édition surtout pour conserver les droits de leur création et une marge financière plus importante.

A gauche Anne, l’auteure et créatrice de la collection. A droite Alexandra, la talentueuse illustratrice de la série de ces albums jeunesse

Lorsque j’ai fini de travailler le texte de « C’est parti, on déménage ! » je l’ai envoyé à des éditeurs jeunesse. Au début, ciblés. Puis j’ai élargi. J’ai eu peu de retour, mais ceux que j’ai eu soulevaient la question du marché de niche et donc le peu de rentabilité. 
Je ne sais pas si c’était un moyen poli pour me dire que mon histoire ne les intéressait pas. Je n’ai pas réessayé en ajoutant les illustrations d’Alexandra. Je pense que la qualité du dessin devrait interpeller plus d’un éditeur aujourd’hui car ce projet professionnel prend une autre dimension avec ces dessins ! 
Nous avons décidé d’opter pour l’autoédition. C’est un choix que je ne regrette pas car j’apprends énormément de choses (négocier avec l’imprimeur, vendre dans des salons, travailler sur la partie technique du site internet, réfléchir à la communication …). C’est vrai que c’est coûteux en temps, mais c’est aussi plus rentable financièrement. On souhaite d’abord rembourser notre investissement. 

Je voudrais compléter les propos d’Anne. Ayant fait pas mal de salons et rencontré de nombreux auteurs / illustrateurs, j’ai pu constater qu’il est difficile maintenant de passer par des maisons d’éditions. Elles ne prennent aucun risque et beaucoup de marge. Même certains auteurs et illustrateurs déjà édités veulent basculer dans l’autoédition, c’est dire à quel point c’est important pour un projet professionnel ! C’est en pleine expansion, on parle d’association d’auto-éditeurs voire même de salons de l’autoédition. Les temps changent de ce côté-là et de voir cette évolution m’a conforté dans notre choix.

11/ Et si une maison d’édition vous contacte… Vous voulez lancer un appel ?

Ha ha, nous n’en avons jamais parlé. J’imagine que si on nous contactait la question se poserait certainement… 

Au vu de ma réponse précédente, j’avoue que je suis assez mitigée sur la question. D’un côté, cela nous aiderait vraiment à avoir les moyens (réseau & investissement financier) pour nous aider à gagner en notoriété et peut-être à avoir plus de crédit auprès du public. Et d’un autre côté, l’autoédition nous permet d’avoir une grande liberté créative, entrepreneuriale et également de s’y retrouver plus justement dans les retombées financières. Comme dit Anne, la question ne se pose pas pour l’instant.

 12/ Anne : un conseil pour les femmes expatriées qui hésitent à se lancer dans un projet professionnel pendant l’expatriation de leur conjoint ? 

Alexandra, un conseil entrepreneurial pour les conjoints d’expatriés qui hésitent à créer leur propre carrière nomade ? 

Si elles ont un projet professionnel en tête, alors je pense qu’il faut qu’elles profitent de cette parenthèse hors du temps pour se lancer et oser. Le contexte ne pourra jamais être plus favorable puisque bien souvent, un seul salaire suffit à faire vivre confortablement la famille.  
Si elles n’ont pas de projet professionnel défini mais souhaitent s’investir dans quelque chose, je leur conseille de discuter, de rencontrer le plus de personnes possibles pour avoir une idée des opportunités. Il existe souvent des associations de type Femmes Actives Japon, ou La Ruche à Shanghai ou groupes Facebook dédiés. Ce sont des endroits catalyseurs source d’inspiration pour trouver un projet professionnel et entamer une dynamique. Profitez de ce qui vous y est offert ! Et gardez en tête que vous devez aimer ce que vous faites. Il peut aussi s’agir d’une formation en ligne, beaucoup sont très qualitatives. 
J’ai envie d’ajouter que l’expatriation peut aussi très bien se vivre sans projet professionnel, mais avec un projet familial ou de développement personnel. Il y a bien d’autres pressions par ailleurs pour ne pas s’en rajouter ! 
 

Pour toutes celles et ceux qui on a un projet professionnel ou d’entrepreneur (pour se créer leur emploi) qui leur tient à coeur et qui les anime au quotidien alors il faut tenter le coup. Il faut oser sortir de sa zone de confort pour le concrétiser dans le cadre d’une expatriation ou d’un projet de vie nomade. Peu importe l’issue, si l’on échoue ou pas, dans les deux cas on en ressort grandi.
Je ne dis pas de tout changer du jour au lendemain. Il faut mûrir son projet, développer son portefeuille clients avant de partir et toujours avoir un plan B sous la main si jamais le premier échoue.  

Rendez-vous sur le site de « Globe-trotteurs, même pas peur ! » pour découvrir la collection et acheter les livres en ligne. 

Découvrez également tout l’univers graphique et artistique de la belle et talentueuse Alexandra !