Conjoint suiveur, elle a profité de la mobilité internationale de son mari pour écrire un livre sur l’expatriation des grands enfants. Parce que l’adolescence est déjà une période de grands et multiples bouleversements, partir s’installer à l’étranger rajoute d’autres changements pas toujours évidents à gérer à cet âge. Elle a alors imaginé une fiction qu’elle a couché sur le papier, offrant aux parents expats, un magnifique ouvrage à offrir à leur cadet pour préparer l’expatriation en famille. « Journal d’une ado expatriée», est le premier roman jeunesse sur cette thématique (départ et vie à l’étranger). Ainsi devenue auteur en expatriation, elle s’est prêtée pour nous au jeu des questions réponse dans cette interview exclusive. Rencontre avec cette femme qui a fait de l’écriture son activité professionnelle. 

 

Lorsque vous étiez à Chicago, vos filles étaient petites, pourquoi écrire un livre et si tardivement ?

Au départ, je voulais écrire un livre, un album jeunesse sur l’expatriation. L’idée m’est venue alors que nous vivions à Chicago. J’ai commencé à effectuer des recherches et à tenir un blog sur mon expérience de parent expat tout en prenant des cours d’écriture et d’illustration. Bref, j’ai pris des chemins de traverse qui m’ont éloignée de mon objectif initial. J’ai même écrit un autre ouvrage ! Et puis, nous avons déménagé à Shanghai en Chine et j’ai décidé de reprendre cette idée initiale. Mes filles avaient grandi mais n’étaient pas encore adolescentes. C’est en commençant à réfléchir au projet que je me suis dit que je devais saisir cette opportunité, car il n’y avait pas grand chose pour eux sur le sujet.  C’est ainsi que je suis devenue auteur en expatriation et que j’ai osé me lancer ! 

  

Pourquoi avoir choisi la ville de Chicago comme décor ?

Parce que je m’adressais aux ados, il fallait un lieu précis. J’ai choisi cette ville pour « Journal d’une ado expatriée » parce que nous y avons vécu quatre ans mais également parce que les Etats-Unis sont une destination recherchée par les familles qui souhaitent partir vivre à l’étranger.  

  

Quelles difficultés ont rencontré vos enfants en grandissant dans la mobilité internationale ?

Comme pour les adultes, les enfants ont besoin d’un temps d’adaptation. Les miens n’y ont pas échappé. La principale difficulté, c’est de se refaire des amis et je trouve que tout le monde n’est pas égal dans ce domaine. Une de mes filles s’intègre plus rapidement que l’autre, qui a tendance à se faire une super copine la dernière année du séjour. Un peu comme moi d’ailleurs !  

  

On aurait presque envie que Léa existe vraiment et qu’elle parle à nos ados de son vécu… ! Partez-vous à la rencontre de jeunes expats qui vivent mal l’aventure ?

J’habite actuellement en France. Il m’est donc difficile de les rencontrer. Même si de ce fait, je ne suis plus tout à fait auteur en expatriation, depuis l’automne 2017, je participe à des salons. C’est un bon moyen pour rencontrer le jeune public et leurs parents et de faire connaitre « Journal d’une ado expatriée ». Enfin, j’échange beaucoup sur ces questions par le biais des réseaux sociaux et notamment certains groupes Facebook dont la problématique est le fait d’être un parent expat.